Apnée du sommeil : les symptômes à connaître
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L'apnée du sommeil touche des millions de personnes… dont une grande partie l'ignore. Pourquoi ? Parce que les symptômes surviennent pendant le sommeil, ou se confondent avec une simple fatigue. Pourtant, ils sont bien identifiables quand on sait quoi repérer. Voici la liste complète des signes de l'apnée du sommeil, de nuit comme de jour, pour savoir s'il est temps de consulter — et ce que vous pouvez faire ensuite.
Les quatre symptômes clés : ronflements forts, pauses respiratoires, fatigue au réveil et somnolence en journée. Si vous en cumulez plusieurs, parlez-en à un médecin : un examen du sommeil confirmera (ou écartera) le diagnostic.
Les symptômes nocturnes
Ce sont les plus révélateurs, mais aussi les plus difficiles à repérer soi-même — c'est souvent le/la partenaire qui les remarque :
- Ronflements forts et réguliers, souvent depuis des années.
- Pauses respiratoires observées par l'entourage, parfois suivies d'une reprise bruyante.
- Réveils en sursaut avec sensation d'étouffement ou de manque d'air.
- Sommeil agité, transpiration nocturne inhabituelle.
- Besoin fréquent d'uriner la nuit.
Les symptômes en journée
Ils sont la conséquence directe d'un sommeil fragmenté par les micro-réveils. On les attribue souvent, à tort, au stress ou à l'âge :
- Fatigue dès le réveil, malgré une nuit complète.
- Somnolence diurne (au bureau, devant la télé, et surtout au volant — un vrai danger).
- Maux de tête matinaux.
- Troubles de la concentration, de la mémoire et de l'humeur (irritabilité).
- Baisse de la libido.
Les facteurs de risque
Certains profils sont plus exposés : surpoids, cou large, âge, sexe masculin (mais les femmes sont concernées, surtout après la ménopause), consommation d'alcool ou de somnifères le soir, tabac, et particularités anatomiques (mâchoire reculée, grosses amygdales). Cumuler plusieurs facteurs augmente la probabilité.
Quand et comment consulter
Si vous cochez plusieurs cases, parlez-en à votre médecin traitant. Il pourra vous orienter vers un examen du sommeil (polygraphie ventilatoire à domicile ou polysomnographie en laboratoire), qui mesure notamment l'index d'apnées-hypopnées (IAH) — le nombre d'événements respiratoires par heure. C'est cet examen, et lui seul, qui pose le diagnostic et sa sévérité.
Et ensuite ?
Une fois le diagnostic posé, plusieurs solutions existent selon la sévérité : CPAP, orthèse, ou dispositifs non-invasifs de stimulation musculaire pour le ronflement et l'apnée légère à modérée, en accompagnement du sommeil.
Comment savoir si je fais de l'apnée du sommeil ?
Si vous cumulez ronflements, pauses respiratoires et fatigue diurne, le doute est permis. Seul un examen du sommeil, prescrit par un médecin, confirme le diagnostic.
Le ronflement veut-il dire apnée ?
Pas toujours : on peut ronfler sans apnée. Mais un ronflement fort accompagné de pauses respiratoires doit faire consulter.
Une femme peut-elle faire de l'apnée ?
Oui, surtout après la ménopause. Chez la femme, l'apnée est souvent sous-diagnostiquée car les symptômes sont attribués à autre chose.